mercredi 10 septembre 2014

Cent ans de négligence

Il ne s'agit pas de crier avec les loups, mais de réfléchir à une situation qui pourrait refléter une époque, ou une ambiance assez gérérale pour devenir patente!

Que l'on bloque un sous-ministre avant que sa "légéreté" ne vienne à poluer tout le gouvernement est plutôt signe d'une démocratie en état de marche...non, ce qui est plus inquiétant c'est que le quidam en question n'en comprenne pas la dimension symbolique, comme si toute une génération, ou peut être plusieurs, étaient devenu imperméables à toute référence d'apartenance et d'interdépendance.

Cette perte du lien au symbolique est finalement plus grave que l'absence de morale ou plutôt de moralité. Pourquoi?

L'absence de moralité reste malgré tout un problème factuel,  la perte du lien symbolique laisse notre humain nu et isolé. Plus de repères, et là il ne s'agit pas de repéres moraux, mais d'une absence de rapport au sens des actes, symptome d'une dérive puissante de l'individu.

Et si Malraux s'était trompé à 100 pour 100?  Le XXIème siècle ne sera pas relié au spirituel, mais au grand vide de l'immediateté. Ne serait alors "valable" que l'instant: toute référence serait stérile.
Je pense bien sûr à "l'insoutenable légèreté de l'être" de Kundera mais au livre "l'homme dé" dont je vous ai parlé, il y a peu.
Les personnages de Balzac et ceux de Zola étaient des fripouiles, des lâches, des pingres, des ambitieux...mais tous s'assumaient...ce temps est fini, le héros post-moderne est un être "hors sol", même pas vil, même pas amoral...c'est juste le néant!
Cf "les particules élémentaires" de Michel Houellebecq



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