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ART contemporain Cours 2






COURS 2      Gerry Bouillaut   

La disruption est un terme de "management"  (gros mot) à la mode, mais c'est aussi et surtout le "carburant" de l'art contemporain. 

Pour faire évoluer, pour bouger il faut des individualités fortes, des créateurs capables de bousculer les habitudes et les conventions

Parmi  ceux qui ont brisé l’Histoire de l’Art


Kandinsky et l’abstraction

Cet art de la déconstruction serait apparu complètement par hasard, lorsqu'un soir en entrant dans son atelier berlinois, Kandinsky eut du mal à reconnaître l'une de ses toiles et n'en saisissait pas les formes : ce mystère était simplement un tableau posé à l'envers. Touché par cette découverte, il s'affranchit alors de la réalité visuelle pour faire une large place aux couleurs et aux formes qui peuvent, selon lui, communiquer des vérités spirituelles difficiles à décrire par les mots. Il va se faire connaître en 1911 en publiant "Du spirituel dans l'art", un ouvrage qui libère l'art de la réalité et l'emmène dans une dimension spirituelle. Dans ses écrits, il annonce clairement vouloir abandonner les apparences extérieures dans l'espoir de pouvoir communiquer plus précisément les sentiments aux spectateurs.


Un début de siècle révolutionnaire


Le passage à l'abstraction s'est opéré de façon assez lente entre 1910 et 1917, mais s'inscrit dans un contexte global créatif et révolutionnaire. La science, avec les théories émergentes sur la matière, la lumière et l'optique, la politique, la musique, la danse et même l'architecture entrent dans une phase de rupture. Dans l'Art, l'abstraction n'est pas le seul mouvement à se révéler, il est accompagné par le cubisme, le rayonnisme ou encore le futurisme.








Anecdote :

Qui a peint le premier tableau abstrait ? Traditionnellement, les historiens de l'art s'accordent à dire qu'il s'agit du peintre Kandinsky.

Mais il semblerait que la réalité soit plus compliquée… Car Hilma af Klint, une artiste suédoise, pourrait bien lui souffler sa place de précurseur !











À la fin du XIXe siècle, Hilma af Klint fait partie des rares femmes admises à l’Académie des Beaux-Arts de Stockholm. Elle se fait alors connaître pour ses portraits et ses paysages, qui sont tout à fait classiques.

Mais la peintre cache quelques secrets... Elle est passionnée par le paranormal et l’au-delà, et cherche à contacter les esprits lors de séances de spiritisme.
En 1906, âgée d’une quarantaine d’années, Hilma af Klint commence alors une double vie artistique.

D’un côté, pour gagner sa vie, elle continue à peindre des paysages traditionnels et faciles à vendre. De l’autre, secrètement, elle cherche à traduire en peinture ses croyances et ses visions.

Le résultat ? Des centaines de grandes toiles couvertes de motifs géométriques aux couleurs vives.







Hilma af Klint, isolée des autres artistes d’avant-garde, mène ses propres recherches. Pour elle, les formes et les couleurs ont un sens spirituel, et qu’importe si elles n’ont rien de figuratif ! Le tout, quelques années avant Kandinsky et le début officiel de l’abstraction.





Marcel Duchamp

L'œuvre de Marcel Duchamp bouleverse radicalement l'art du 20e siècle. Avec l'invention, dans les années dix, du ready-made - une pièce que l'artiste trouve « already-made », c'est-à-dire déjà toute faite et qu'il sélectionne pour sa neutralité esthétique -, il ouvre la voie aux démarches avant-gardistes les plus extrémistes.
Tous les mouvements qui utilisent des objets de la vie courante, pour surprendre comme leSurréalisme, pour évoquer, critiquer, voire poétiser la société de consommation comme le Pop art et le Nouveau réalisme, ou pour réconcilier l'art et la vie comme Fluxus, lui sont redevables d'avoir transgressé les coutumes académiques. Après Duchamp, le carcan des médiums traditionnellement employés éclate et il devient possible d'utiliser n'importe quel objet, avec ou sans transformation.
Le 20e siècle lui doit donc l'initiative du renouvellement des matériaux utilisés dans l'art, mais aussi un goût pour des questions complexes d'esthétique qui aboutiront dans les années 70 à l'Art conceptuel. Duchamp est l'artiste moderne qui a le plus directement interrogé la notion d'art - « quand il y a art » et ce qui « suffit à faire de l'art ». Il s'inscrit dans la lignée des artistes « intellectuels », comme Léonard de Vinci, et annonce les problématiques de Joseph Kosuth.
Connues d'abord de manière confidentielle, ses œuvres ont été largement diffusées à partir des années 60, lorsque la plupart des ready-mades, disparus au fil de ses déménagements ou tout simplement détruits, ont été réédités. En 1964, la galerie Schwartz, à Milan, lui propose en effet une édition à 8 exemplaires de ses ready-mades. Les considérant comme des originaux, dès lors que les premiers avaient été perdus, cet épisode lui permet encore une fois d'interroger un concept central dans l'histoire de l'art, puisque le terme d'original pour un ready-made n'a aucun sens. Duchamp y insiste lorsqu'il signe par exemple l'un de ces objets, le Porte-bouteilles, « Marcel Duchamp, Antique certifié ».


Anecdote :

New York, 1913. Une gigantesque exposition, l’Armory Show, ouvre ses portes. Le public américain abasourdi découvre plus d’un millier d’œuvres.
La plupart viennent d’Europe et ont été créées par des artistes d’avant-garde. L’un des tableaux provoque de sacrés remous…

L’auteur de cette œuvre, Marcel Duchamp, est encore inconnu. Quant au tableau en question, il est intitulé Nu descendant un escalier.
`




 
Mais sans ce titre, on aurait sans doute été bien en peine d’en deviner le sujet De longues formes jaunes occupent une grande diagonale de la toile.

Effectivement, une fois le titre en tête, on peut y discerner une silhouette féminine géométrisée à l’extrême.

Duchamp explique : "Je renonçais complètement à l'apparence naturaliste d'un nu, ne conservant que ces quelque vingt différentes positions statiques dans l'acte successif de la descente."
Le public américain est sidéré. Comment peut-on déformer à ce point un nu féminin ? Certains trouvent l’œuvre révolutionnaire et inspirante, d’autres crient au scandale !

Moqueurs, les journaux s’empressent de la caricaturer. Un critique parle d’une "explosion dans une fabrique de tuiles". Un autre compare le nu à un homme impoli descendant dans le métro à l’heure de pointe…
Qu’ils aiment ou qu’ils détestent, les 300 000 visiteurs de l’Armory Show ne sont pas près d’oublier ce qu’ils y ont vu.


Et parmi eux, les artistes américains : cette exposition est aujourd’hui considérée comme un événement fondateur de la peinture moderne américaine.

Quant à Duchamp, ce scandale le rend célèbre. Il vient d’ailleurs s’installer aux États-Unis et y reste jusqu’à la fin de sa vie !






Max Ernst 

Né en Allemagne le 2 avril 1891 à Brühl et mort le 1er avril 1976 à Paris, Max Ernst est un peintre et sculpteur qui a marqué son temps. On se souvient de lui pour son originalité, sa grande imagination, mais surtout son côté provocateur et son non-conventionnalisme. Les efforts qu’il a déployés tout au long de sa vie pour transcrire en deux ou trois dimensions le monde du rêve et de l’inconscient lui ont valu la reconnaissance de ses pairs. André Breton disait de lui : « l’homme des possibilités infinies ». Grand pionnier des mouvements dadaïste et surréaliste, les œuvres de Max Ernst transcrivent la vision de l’artiste du monde, irréaliste et fantaisiste, une vision qui trouve son origine dès son plus jeune âge au moment où son père l’initiait à la peinture.

Bien qu’autodidacte, Max Ernst a été influencé par de nombreux artistes, dont Van Gogh et August Macke. Les toiles de Giorgio de Chirico lui ont donné un fort intérêt pour l’imagerie de rêve et le fantastique. Mais l’artiste ne sera pas seulement influencé par quelques grands noms de l’art. Max Ernst a beaucoup exploité les expériences de son enfance et de la guerre pour peindre des scènes souvent absurdes et apocalyptiques. La Première Guerre provoque chez lui un fort sentiment de désillusion et la naissance d’un esprit de révolte contre les conventions. Tout cela va le conduire à s’intéresser de près au mouvement Dada.
Après la guerre, Marx Ernst retourne en Allemagne et aide Jean Arp et Johannes Thomas Baargeld à fonder un groupe Dada à Cologne. En parallèle, souhaitant se consacrer à la critique d’art, il entretient des liens étroits avec des groupes d’avant-garde parisiens. Et en 1919, il crée ses premiers collages en utilisant des matériaux banals comme des manuels scientifiques ou encore des catalogues illustrés. Marx Ernst s’en servira pour réaliser de nouvelles images fantastiques issues du monde des rêves et du subconscient.
En 1922, Max Ernst s’installe à Paris et y vivra jusqu’en 1941. Il rejoint la communauté artistique de Montparnasse et le groupe surréaliste. Durant cette période, Ernst se concentrera sur le champ des rêves et de l’absurde. Ces recherches et expérimentations lui conduiront à créer un bestiaire fantastique, des machineries loufoques… Avec ses collègues surréalistes, il découvre les possibilités de l’autonomisme et des rêves. Parfois, il réalise ses recherches artistiques en ayant recours à l’hypnose ou encore à des substances hallucinogènes.
Ces expérimentations et son audace l’amènent à devenir l’une des plus grandes figures du surréalisme. Il crée des processus de travail qui permettent d’aller au-delà des contraintes techniques. Il invente alors le frottage et n’hésite pas à utiliser le grattage de pigments sur ses toiles. Il crée également des « romans collages » en se basant sur le principe de l’association libre (La Femme sans têtes, 1929). Max Ernst développe par ailleurs une grande fascination pour les oiseaux qui dominent ses œuvres. Cette fascination va le conduire à crée Loplop, un alter ego. On le voit apparaitre pour la première fois en 1928 dans l’œuvre « Loplop, le supérieur des oiseaux ».







Joseph Beuys

Artiste charismatique, Joseph Beuys est né à Krefeld en Allemagne en 1921 et décédé en 1986 à Düsseldorf. Proche du pop art et du groupe Fluxus, ce maître à crée une figure nouvelle de l'art, où l'œuvre et la personne publique de l'artiste se confondent.
En 1946 Beuys devient sculpteur et rencontre les frères Van der Grinten qui commencent à acquérir ses œuvres. Il débute ses études à l’Académie en 1947 et s’intéresse à l’alchimie, aux liens entre la religion et les sciences ainsi qu’à l’évolution.

Ce sera dès les années 1950 que Beuys crée sa propre légende en publiant l'histoire de son sauvetage par des paysans de Crimée en 1943, alors que, pilote d'un bombardier allemand abattu, il est recouvert de feutre et de graisse animale, selon une technique ancestrale de prévention de l'hypothermie. Dès lors, son œuvre privilégie les thèmes de la résurrection, de l'énergie vitale et de la relation de l'individu avec le groupe et le cosmos.

Effectivement, en 1952 Beuys reçoit sa première commande sculptée. Il commence à élaborer sa propre thématique sculpturale et utilise des matériaux inhabituels. L'artiste s’intéresse aux animaux possédant une signification spirituelle ou nomade comme "le lièvre", lié au mouvement, "le cerf", symbole du Christ crucifié dans la tradition chrétienne, "le cygne" et "l’abeille". Il utilise la graisse ou la cire pour leur capacité de transformation au contact de la chaleur. C'est à ce moment là qu'on va lui donné le qualificatif du chaman de l'art et du monde contemporain.

L’œuvre de Joseph Beuys, tout au long de la vie de l’artiste, s'est construite comme un labyrinthe chamanique initiatique, véritable projet politique. En lieu et place d’une carrière politique et d’un siège au parlement ou au sénat, il a construit son programme autour de conférences, d’œuvres sculpturales et de performances artistiques de toutes sortes. Celles-ci constituent une catharsis de ce qu’il faut pouvoir faire comprendre au peuple avant de changer le monde social, globalement. L'artiste a utilisé une forme de chamanisme ultra moderne. L’esprit de son œuvre s’agit bien de rétablir les liens sociaux au-delà de la seule humanité, mais globaliser le sauvetage ; il a le projet de transformer le monde, comme le souhaitaient les révolutionnaires des différentes époques historiques.

Anecdote :


Performance expliquée de Joseph Beuys : I like America and America likes Me



I like America and America likes Me est une performance que Joseph Beuys a réalisée à la galerie René Block à New York en 1974. 
Une ambulance se présente au domicile de l’artiste à Düsseldorf, en Allemagne. Il est alors pris en charge sur une civière, emmitouflé dans une couverture de feutre. Il va alors accomplir un voyage en avion à destination des États-Unis, toujours isolé dans son étoffe. À son arrivée à l’aéroport Kennedy de New York, une autre ambulance l’attend. Surmontée d’un gyrophare et escortée par les autorités américaines, elle le transporte jusqu’au lieu d’exposition. De cette façon, Beuys ne foulera jamais le sol américain à part celui de la galerie; il avait en effet refusé de poser le pied aux Etats-Unis tant que durerait la guerre du Viêt Nam.
Il passe ensuite trois jours en compagnie d’un coyote sauvage, capturé dans le désert du Texas, qui attend derrière un grillage.
Avec lui, Beuys joue de sa canne, de son triangle et de sa lampe torche. Il porte son habituel chapeau de feutre et se recouvre d’étoffes, elles aussi en feutre, que le coyote s’amuse à déchirer.
Chaque jour, des exemplaires du Wall Street Journal, sur lesquels le coyote urine, sont livrés dans la cage.
Filmés et observés par les visiteurs derrière un grillage, l’homme et l’animal partageront ensemble le feutre, la paille et le territoire de la galerie avant que l’artiste ne reparte comme il était venu.
Pour certains, Beuys, à travers cette action, souligne le fossé existant entre la nature et les villes modernes, entre nature et culture. Par le biais de l’animal, il évoquerait aussi les Amérindiens décimés dont il commémore le massacre lors de la conquête du pays. Le coyote cristallise ainsi les haines, et est considéré comme un messager.
Pour d’autres, Beuys engage ici une action chamanique. Il représente l’esprit de l’homme blanc et le coyote celui de l’Indien. Le coyote est un animal intelligent, vénéré jadis par les Indiens d’Amérique et qui fut persécuté, exterminé par les Blancs. Ainsi, Beuys essaie de réconcilier l’esprit des Blancs et l’esprit des Indiens d’Amérique. Il parle même de réconciliation karmique du continent nord-américain.
La canne est pour lui le symbole de l’Eurasie unie en un continent solidaire.






Yves Klein

Yves Klein, né en 1928 à Nice, avait pour première vocation d'être judoka. En 1954, il se tourne définitivement vers l'art et entame son « Aventure monochrome ».

Animé par l’idée consistant à « libérer la couleur de la prison de la ligne », Yves Klein se tourne vers la monochromie car c’est pour lui la seule manière de peindre permettant de « voir ce que l’absolu avait de visible ».

Privilégiant l’expression de la sensibilité plus que la figuration dans la forme, Yves Klein va au-delà de toute représentation artistique et conçoit l'œuvre d'art comme la trace de la communication de l'artiste avec le monde. C'est la réalité invisible qui devient visible. Ses œuvres sont « les cendres de son art ».

L'œuvre d'Yves Klein révèle une conception nouvelle de la fonction de l'artiste. Selon lui, la beauté existe déjà, à l'état invisible. Sa tâche consiste à la saisir partout où elle est, dans l'air et dans la matière. Yves Klein a fait de sa vie tout entière une œuvre d’art : « L’art est partout où l’artiste arrive. »

Dans sa quête d’immatérialité et d’infini, Yves Klein adopte le bleu outremer comme véhicule. De ce bleu plus que bleu, qu’il nommera « IKB » (International Klein Blue), irradie une vibration colorée qui n’engage pas seulement le regard du spectateur : c’est l’esprit qui voit avec les yeux.

De ses monochromes, au vide, à la "technique des pinceaux vivants" ou "Anthropométrie", jusqu'à l'emploi des éléments de la nature afin de manifester leur force créatrice ou de l’or qu’il utilise comme un passage vers l’absolu, il a conçu une œuvre qui traverse les frontières de l'art conceptuel, corporel et du happening.

Anecdote :

#7 Le vide… jusqu’au bout

L’artiste, internationalement reconnu pour ses monochromes, l’est aussi pour toutes les performances incroyables qu’il a réalisées. L’une d’entre elle, Le saut dans le vide, cristallise à merveille le rapport au vide, à l’espace et à l’inexistant. Dans cette photographie, ou devrait-on plutôt dire ce photomontage, on peut voir Yves Klein s’élancer fièrement tel un oiseau en passe de s’envoler. 
Nous sommes en 1960 quand l’artiste se jette dans le vide dans le sud-ouest de Paris. Bien que ce cliché suggère l’écrasement prochain de Klein sur le sol, la réalité est bien différente. À chaque saut, l’artiste retombe sur un matelas. Une prise de vue sans lui, une lorsqu’il se jette dans le vide, et le tour est joué. Ce qui pourrait apparaître comme une supercherie démontre malgré tout que cette photographie, bien que retouchée, donne la sensation que Klein s’approprie le vide, son plus grand allié.










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