vendredi 29 janvier 2016

...Un peuple a toujours des saloperies à cacher!

Je me rappellerai toujours ce bout de phrase lâché par mon prof d'histoire des institutions en licence de droit au début des années soixante dix. 

Sur le moment, cela n'avait rien éveillé en moi, surtout venant de ce vieux réac (royaliste) qui était pourtant passionnant, parce que passionné!

Un jour j'ai lu par hasard un court texte sur les "Burakumin" au Japon. Un héritage de la féodalité qui perdure, une sous caste qui a la vie dure. Ces informations me sont revenues quand un article a attiré à nouveau mon attention sur ce phénomène. J'ai appris, sidéré, que nombre des ouvriers d'urgence qui venait au secours de la centrale de Fukushima étaient des "Burakumin"...la malédiction continuait à travers les siècles!

J'ai cherché de la documentation et par ci par là, je n'ai trouvé que quelques pages comme chez ce grand spécialiste incontestable du Japon:

Jean-François Sabouret (dir.), Japon, peuple et civilisation, La Découverte, « La discrimination des Burakumin », p. 28-30

Je vous invite à prendre connaissance du texte de Wikipédia  sur ce sujet: les Burakumin sur Wikipédia



Fort de mon savoir  récemment je taquinais un mien ami japonais  qui a pris un aire contrit, mais qui rapidement m'a ressorti cette phrase enfouie au fin-fond de ma mémoire "chaque peuple a des saloperies à cacher".   Puis, machiavélique, il a enchaîné "Tenez vous, les français vous semblez avoir oublié le sort réservé aux cagots."  Puis il m'a laissé là, bouche bée.
Depuis, j'ai trouvé ce secret pourtant encore récent (1920-1930) de ces populations qui, de Toulouse à Bordeaux et jusqu'au Pays Basque, ont été traitées en paria durant des siècles. Ils vivaient en limite des villages, ils rentraient à l'église par une petite porte humiliante, n'exerçaient que quelques tâches sales, délaissées par les autres. Ils vivaient à la fois proches et au ban de la société.

Là encore, peu d'ouvrages (ou alors régionaux)  car l'histoire et les historiens ont mauvaise conscience.

Les cagots sur Wikipédia  



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