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Art contemporain COURS 7 Street Art


Une brève histoire du street art: de la rue aux collectionneurs.






An I: la rue.

Depuis toujours...L'art pour tous vient des cathédrales comme un moyen trouvé par l'église pour communiquer avec le peuple
Dans les années 1950, des artistes se saisissent de la rue comme un nouvel espace de création. Pénétrés, même inconsciemment, de l’idée du « recyclage poétique du réel urbain » théorisé par Pierre Restany ces artistes d’un genre nouveau intègrent l’environnement urbain et industriel dans leur processus créatif.
Raymond Hains, par exemple, décollait et lacérait des affiches récupérées dans la rue. Arman, un autre précurseur, fondait des déchets dans des blocs de plexiglas.
Durant les années 1960, aux États-Unis, la démocratisation de la bombe aérosol transforme les villes en un terrain de jeu où les artistes affirment leur existence et marquent leur territoire par l’inscription de leur pseudonyme. C’est la naissance du lettrage, style popularisé par la suite par les fameux clichés de Martha Cooper.

Le street art dans les années 70, c’est d’abord les graffitis. Ceux que de jeunes artistes underground réalisent dans les souterrains du métro new-yorkais, et qui leur servent de moyen d’expression privilégié pour crier leur rejet du système. On les appelle les « writers » et ils fonctionnent par « crews », des équipes de graffeurs qui petit à petit recouvrent les murs de la ville.
Le graffiti s’installe et s’intensifie, inspirant la bande-dessinée et la publicité. Il devient l’expression même de la culture de rue, liée au hip-hop, à un style vestimentaire très marqué, et à la vie dans des quartiers comme ceux du Bronx et de Harlem. Rapidement, le tag évolue, se transforme en véritable dessin, présente des typographiques toujours plus originales.
La ville de New York commence à sanctionner ce moyen d’expression, qui émigre vers d’autres villes américaines et franchit l’Atlantique pour s’installer en Europe. Perçu en France comme un art humoristique, plein de couleurs et plutôt déjanté, le graffiti décore les murs en brique des immeubles et les enceintes de protection routières.
à  voir graffitis


En France, ce sont les événements de mai 1968 qui marquent le départ de l’engouement pour l’art urbain et notamment pour l’expression murale: la révolution sociale se double d’une révolution culturelle dont témoigne l’expression provocatrice de messages politiques, poétique et contestataires. Les fameux slogans de cet époque, inventés en parties par les étudiants des beaux-arts, occupent l’espace visuel parisien et marquent les esprits.






An II: de la rue à la galerie d’art urbain
à   Basquiat  Harring
Dans un contexte de contestation culturelle, de manifestation contre la guerre du Vietnam et de protestation contre le climat économique lors du mandat de Ronald Reagan, la culture Hip Hop connaît un essor phénoménal aux Etats-Unis.
New York devient un hub où se concentre la création urbaine: Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Kenny Scharfou encore Futura 2000 y travaillent. Keith Haring, pose plus 5000 pièces éphémères partout dans la ville. Jean-Michel Basquiat peint essentiellement dans Harlem et Soho sous le pseudonyme Samo© (« Same Old Shit »).
À partir de 1980, le graffiti mute progressivement vers un art à part entière: le tag devient pressionisme. Keith Haring est exposé à la galerie Tony Shafrazi, Basquiat au Whitney Museum of American Art. Le street-art est désormais un art à part entière. Partout dans le monde les galeries commencent à s’y intéresser, permettant de faire découvrir des jeunes talents aux styles différents. L’exposition TAG du Grand Palais attire près de 80.000 visiteurs, confirmant un engouement du public pour cette nouvelle forme d’expression artistique.






An III: de la galerie à la maison de vente
Assez naturellement, le street-art est ensuite récupéré par les maisons de ventes aux enchères. Christie’s, Sotheby’s,ArtCurial, Bonhams ou encore Drouot, toutes organisent des ventes de Street-art, totales ou intégrées dans des ventes d’art contemporain afin d’attirer les collectionneurs.
Le montant de la vente annuelle de street-art de Artcurial en est un exemple, dépassant le million d’euros dès 2012. En 2006, l’œuvre de Banksy « Tank, embracing Couple » est adjugée à 10 fois son estimation. Le revenu global engendré par Banksy est estimé à près de 40 millions d’euros.
Néanmoins le peu de prise de risque des maisons de vente traditionnelles dans la composition de leur catalogue au regard du bouillonnement artistique de ce mouvement, qui a désormais atteint une incontestable maturité, laisse dubitatif les connaisseurs.
An IV: Le street art à l’heure numérique.
La mondialisation du marché de l’art et les nouvelles technologies entraînent le street-art vers la normalisation. Les acteurs du marché de l’art, galeries comme collectionneurs, et même les artistes de rue qui désormais peignent sur des toiles, entraînent le street-art vers ce à quoi il s’opposait initialement: les normes. Une démarche qui remet en cause la conjonction de l’œuvre avec son environnement, pourtant pierre angulaire du street-art.
Le projet dont est porteur THE WALL résiste à cette tendance. Il s’agit d’une communauté qui rassemble artistes et collectionneurs autour d’une démarche novatrice, en proposant des œuvres de street art uniques, réalisées sur des murs encadrés, les Walls, conçus sur demande des artistes.


Le Street Art  en France




Speedy graphito
1983: «Mon premier mur»
Très tôt passionné par la création, il réalise entre ses 14 et 19 ans des décors de théâtre. C’est ainsi tout naturellement qu’il suit par la suite un cursus artistique et entre dans l’école d’arts appliqués Estienne. Une fois ce bagage académique acquis, il s’empresse d’imprégner les rues de ses graff, dés 1983, en créant avec ses collègues de l’école le crew X-Moulinex, connu pour leurs peintures sur les passages piétons. Il continue l’année d’après, seul avec ses pochoirs, et crée le petit personnage «dédé le démon», sorte de robot halluciné à la coiffure en strident, qui devient pendant quelque temps sa marque de fabrique.

Space Invader







Artiste : Noty & Aroz
Titre : El Murcielago Fils
Sous-titre : 1 Ter Avenue d’Arkham
Descriptif technique: Pochoir, Collage, Aquarelle, Café
Dimensions : 84 X 64 cm
Poids : 7.5 kg
Prix : 1200 €
Retrouvez l’ensemble des oeuvres de notre galerie sur https://www.thewallgalerie.fr/

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