Cours 4
Les 3 grandes fabriques de l'Art du XXème siècle
Le Bauhaus
L’école du Bauhaus, 1919-1933 de Weimar à Dessau.
L’école du Bauhaus, est le résultat de la fusion d’une école d’art appliqué et d’une école des beaux arts conçue par Henri Van De Velde (qui en demeurera le maitre à penser, la référence). Après des débuts romantiques et idéalistes l’école se réoriente grâce à Walter Gropius son premier directeur, vers un programme plus pragmatique ; elle a pour but de former des artistes capable de réaliser des prototypes pour l’industrie. Et pour cela il souhaite réformer l’enseignement artistique. C’est cet enseignement particulier du Bauhaus, qui fera de cette école un mythe. Cet enseignement se fait en plusieurs étapes et comprend dans ses étapes essentielles : l’étude des matériaux, la théorie des couleurs et le dessin. Un autre professeur emblématique du Bauhaus fut Théo van Doesburg, qui y introduit les principes, et l’esthétique du groupe de Stijl.

Ensuite,
parce qu’entre deux factures et des miettes de sandwich, on trouve parfois des
œuvres originales !
Les 3 grandes fabriques de l'Art du XXème siècle
Le Bauhaus
L’école du Bauhaus, 1919-1933 de Weimar à Dessau.
L’école du Bauhaus, est le résultat de la fusion d’une école d’art appliqué et d’une école des beaux arts conçue par Henri Van De Velde (qui en demeurera le maitre à penser, la référence). Après des débuts romantiques et idéalistes l’école se réoriente grâce à Walter Gropius son premier directeur, vers un programme plus pragmatique ; elle a pour but de former des artistes capable de réaliser des prototypes pour l’industrie. Et pour cela il souhaite réformer l’enseignement artistique. C’est cet enseignement particulier du Bauhaus, qui fera de cette école un mythe. Cet enseignement se fait en plusieurs étapes et comprend dans ses étapes essentielles : l’étude des matériaux, la théorie des couleurs et le dessin. Un autre professeur emblématique du Bauhaus fut Théo van Doesburg, qui y introduit les principes, et l’esthétique du groupe de Stijl.
Trois
objectifs principaux apparaissent dans le premier manifeste rédiger par Walter
Gropius : 1919 Première volontés : fondateur et directeur Walter Gropius
- Sauver tous les arts de leur isolement : créer des projets où tous les arts seraient combinés
- Elever l’artisan au même niveau que les beaux arts : exalté l’artiste-artisan.
- Avoir un contact constant avec les artisans et les industries du pays. Permettre aux étudiants de rester en contact avec l’industrie.
Ces
idées sont pour l’époque considérée comme subversives ! : Le Bauhaus dit que l’art
ne peut pas être enseigné on ne peut enseigner que des techniques.
L’enseignement est conçu en ateliers, les professeurs sont des « maitres » ou «
compagnons ».
à Cela dit pour notre thème principal
qui est la représentation, la démarche des artistes du Bauhaus, comme celle du
groupe de Stijl et aussi des constructivistes russes, est d’écarter leur art de
toute forme figurative ou descriptive. L’œuvre d’art est réduite aux éléments
de base (formes géométriques, lignes droites, couleurs primaires, espace
bidimensionnel). Ces choix ont pour dessein de refléter les lois de la nature,
et son essence. C’est
un parti pris radical qui réduit la représentation à quelques lignes, traits ou
volumes.
Quelques
enseignants-artistes célèbres du Bauhaus : Paul klee, Vassily Kandinsky,
Laszlo Moholy-Nagy
Le
Black Mountain College
Fondé en 1933 par John Andrew Rice
etTheodor Dreier notamment, le Black
Mountain College est une des premières écoles interdisciplinaires en Caroline du Nord et
aux U.S.A. Avec une nouvelle méthode expérimentale et un esprit
extrêmement ouvert, en s’inspirant de la philosophie de John Dewey. Les projets
sont mutuels et souvent interdisciplinaires.
D’après Alan Speller, le succès de
l’institution est basé sur l’expérimentation comme principe, mettant en œuvre
la pédagogie de Josef Albers. Toutefois, comme au Bauhaus, l’impact du College
est dû aux personnalités extraordinaires qui y ont enseigné, discuté et
expérimenté. Grâce à la liberté du lieu et à sa structure interdisciplinaire,
ces rencontres et ces expériences ont pu influencer le cours de l’histoire des
arts aux Etats-Unis et dans le monde.
Certains enseignants et élèves comptent
parmi les plus grands artistes de leur discipline :
John Cage, Merce Cunningham, Robert
Rauschenberg, Jasper Johns, Cy Twombly et Charles Olson.
La
Factory
Andy
Warhol fonde en 1964 la Factory à New York. Il y élabore et produit ses œuvres
du pop art, entourés de nombreux assistants. C’est un lieu de production quasi
industrielle, mais aussi un lieu de création, et enfin un lieu de concert et
d’exposition.
La
Factory est indispensable pour comprendre la démarche d’Andy Warhol. Cette
usine d’art était une réponse de l’artiste à l’idée de l’atelier, dont la
création n’a pas beaucoup de liaison avec la vie. Rien que dans son nom on
repère une forme d’ironie et de provocation : en créant dans une usine,
Warhol affirme que l’art est un produit industriel comme une bouteille de
Coca-Cola. Ainsi on a tendace à voir dans ce projet l’expression de l’idée de
travail en chaîne pour produire le plus d’objets possible, désir très souvent
évoqué par Warhol. L’article La
Factory d’Andy Warhol en tant que Total Work of Art
montre en quoi cet endroit est un des éléments essentiels pour comprendre la
vision de l’art de Warhol, bien au-delà d’un simple rapport de l’artiste à
l’objet.
Anecdote : Dans un grand musée de Pittsburgh, aux États-Unis, une équipe d’experts déballe avec soin des
cartons. On y trouve une boucle de ceinture, du papier cadeau usagé, et… des
rognures d’ongles !
Pourquoi accorder un
tel soin à un contenu apparemment quelconque ?
Parce qu’il s’agit des
cartons de l’artiste Andy Warhol. Dans les années 1960, il devient très célèbre pour ses
détournements de publicités qu’il transforme en œuvres d’art.
L’artiste va plus loin
et applique cette pratique, propre au mouvement artistique du pop art, à tous
les aspects de sa vie…

Lors de son
déménagement en 1974, en faisant ses cartons, Warhol a une idée. Fasciné par la
célébrité (la sienne en particulier), il décide de minutieusement conserver,
emballer et archiver les petits objets de son quotidien dans des boîtes.
Pourquoi préserver un
tel bric-à-brac ? D’une part, car l’ensemble des boîtes est un précieux témoignage
de la démarche artistique de Warhol.
Ensuite,
parce qu’entre deux factures et des miettes de sandwich, on trouve parfois des
œuvres originales !
Jusqu'à sa mort treize
ans plus tard, Warhol se plie assidûment à cet exercice pour constituer des
"capsules temporelles" de sa vie de star.
L'artiste commence ses séries sur la
mort et sur les catastrophes. Puis, à la suite d'une commande du magazine Harper's Bazaar, il entreprend une série de portraits
d'acteurs, célébrités, musiciens et personnages du monde de l'art en les
faisant poser dans un Photomaton12. En janvier 1964,
Warhol ouvre la Factory dans un loft
sur la 47e rue. C'est une sorte d'atelier artistique
qui sert en même temps de studio d'enregistrement pour ses œuvres
cinématographiques et de lieu de rencontre pour son entourage. C'est là qu'il
tourne plusieurs films expérimentaux, largement improvisés, sans sujet ni
scénario. À la manière de ses toiles, ces films procèdent par la duplication
d'un même motif, comme dans Sleep (tourné dans l'appartement de Giorno),
où l'on voit le poète John Giorno dans son sommeil pendant cinq heures
et 21 minutes : Warhol filme à l'aide d'une caméra Bolex film 16 mm (bobines noir et blanc de
30 mètres) des plans fixes de son modèle dans des axes de prise de vue
différents, ces plans muets étant dupliqués
Commentaires
Enregistrer un commentaire