Je ne vous parle pas souvent de cinéma, car mes coups de coeur sont moins fréquents qu'en littérature, je ne sais pourquoi?
Donc, aujourd'hui, je suis d'autant plus content de vous parler d'un vrai choc, après avoir vu hier un merveilleux petit film nommé "Capharnaüm".
C'est surtout le sujet et ses acteurs qui démarquent ce film des nombreux produits formatés qui sortent à longueur de temps. Ce film là est particulier!
Je ne vous révèlerai que le début de la critique de Télérama, car elle donne trop d'informations:
"C’est l’histoire d’un enfant qui regrette d’être venu au monde, puisque le sien n’est que violence et misère. Ce gosse en veut tellement à ses parents de l’avoir fait naître dans ce chaos qu’il les attaque en justice.Dans les scènes du procès, la réalisatrice Nadine Labaki (Et maintenant on va où ?, 2011) incarne elle-même le rôle de l’avocate. Ce faisant, elle annonce son ambition : Capharnaümsera une vibrante plaidoirie pour l’enfance laissée-pour-compte, et tous les coups — précision documentaire ou élan romanesque — seront permis. Zain a une douzaine d’années. Il ne connaît pas son âge exact puisqu’il n’a même pas été déclaré à la naissance dans ce quartier de Beyrouth où tout n’est que bruit, gravats et poussière, et où les plus misérables sont exploités par d’autres, à peine moins pauvres. Il vit avec sa famille dans un taudis payé à son propriétaire par le travail des enfants. Il en sort pour trafiquer des médicaments pour sa mère ou mendier en compagnie de sa petite sœur, sur laquelle il est le seul à veiller."
Très belle histoire, âpre, choquante parfois, mais hélas juste, je pense...où tous les protagonistes cherchent à survivre à ce chaos, à ce capharnaüm géant qu'est le Beyrouth, ville victime collatérale de la guerre civile syrienne. Dans cette ambiance où toute humanité devient un luxe, il reste quelques êtres qui luttent pour échapper à l'enfer: c'est le cas de Zain, de Tygett et de son bébé.
Excellent film donc de Nadine Labaki qui met misère physique et morale, enfance en danger, guerre, immigration devant nos yeux et elle parvient à démontrer que même dans une terre aussi dure, il existe quelques fleurs, des petits bonheurs fugaces, des solidarités imprévues. Je ne nie pas certaines imperfections techniques, des longueurs aussi, mais ce sont de petites choses par rapport au souffle de l'ensemble!
Pour cette fois le prix du jury à Cannes était mérité.
Courrez vite avant sa proche disparition des écrans...
Donc, aujourd'hui, je suis d'autant plus content de vous parler d'un vrai choc, après avoir vu hier un merveilleux petit film nommé "Capharnaüm".
C'est surtout le sujet et ses acteurs qui démarquent ce film des nombreux produits formatés qui sortent à longueur de temps. Ce film là est particulier!
Je ne vous révèlerai que le début de la critique de Télérama, car elle donne trop d'informations:
"C’est l’histoire d’un enfant qui regrette d’être venu au monde, puisque le sien n’est que violence et misère. Ce gosse en veut tellement à ses parents de l’avoir fait naître dans ce chaos qu’il les attaque en justice.Dans les scènes du procès, la réalisatrice Nadine Labaki (Et maintenant on va où ?, 2011) incarne elle-même le rôle de l’avocate. Ce faisant, elle annonce son ambition : Capharnaümsera une vibrante plaidoirie pour l’enfance laissée-pour-compte, et tous les coups — précision documentaire ou élan romanesque — seront permis. Zain a une douzaine d’années. Il ne connaît pas son âge exact puisqu’il n’a même pas été déclaré à la naissance dans ce quartier de Beyrouth où tout n’est que bruit, gravats et poussière, et où les plus misérables sont exploités par d’autres, à peine moins pauvres. Il vit avec sa famille dans un taudis payé à son propriétaire par le travail des enfants. Il en sort pour trafiquer des médicaments pour sa mère ou mendier en compagnie de sa petite sœur, sur laquelle il est le seul à veiller."
Très belle histoire, âpre, choquante parfois, mais hélas juste, je pense...où tous les protagonistes cherchent à survivre à ce chaos, à ce capharnaüm géant qu'est le Beyrouth, ville victime collatérale de la guerre civile syrienne. Dans cette ambiance où toute humanité devient un luxe, il reste quelques êtres qui luttent pour échapper à l'enfer: c'est le cas de Zain, de Tygett et de son bébé.
Excellent film donc de Nadine Labaki qui met misère physique et morale, enfance en danger, guerre, immigration devant nos yeux et elle parvient à démontrer que même dans une terre aussi dure, il existe quelques fleurs, des petits bonheurs fugaces, des solidarités imprévues. Je ne nie pas certaines imperfections techniques, des longueurs aussi, mais ce sont de petites choses par rapport au souffle de l'ensemble!
Pour cette fois le prix du jury à Cannes était mérité.
Courrez vite avant sa proche disparition des écrans...


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