Un grand écart c'est essayer de relier 2 points éloignés...
...soit par le thème (comme tourisme et débat d'idées) ou bien par le choix du sujet (en l'occurence, il s'agit d'un paradoxe spatio-temporel).
Pour cette rubrique je me permets une dédicace particulière à Florent, qui se reconnaitra peut être.
A Florent, donc
Cet ami, musicien de son état, bipède évolué, artiste et enseignant, m'a un jour surpris à la caisse de l'une des plus grandes librairies de Toulon.
- Quel bouquin, as tu acheté?
je lui montre ... aussitôt je vois sur sa figure une moue de dégoût apparaître
- Tu as acheté cette merde, tu es fou!
Mais, pourquoi... je bredouille que j'aime Houellebecq, son style, sa provoc...
- Oui, ok, mais là il est carrément raciste, il a pété les plombs.
- Je verrai bien, lui dis je, complètement abasourdi par sa réaction.
Depuis, je ne l'ai pas revu, je dois être ostracisé comme Houellebecq...dans sa tête, me voilà devenu un salaud qui lit des saloperies. Dis moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es!
Trop simple camarade! Et puis condamner un livre sans l'avoir lu, je ne comprends pas, c'est comme un délit de sale gueule!
Cette histoire m'a fait réfléchir et depuis, j'ai fait attention à tous ces écrivains ou intellectuels qui étaient "bannis" pour délit d'emploi de mots tabous. Je pense à Kamel Daoud récemment qui a le mauvais goût comme en son temps Malek Chebel de remettre en question une certaine pratique de l'Islam, hélas courante. Que dire alors d'un non "arabe" qui ose s'aventurer sur un terrain aussi mouvant.
J'aime à lire les chronique de Kamel Daoud et j'ai enfin trouvé des idées différentes et honnêtes dans le bouquin de Jean Birnbaum

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