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Vanitas, vanitatum ou méfiez vous des réputations...

Vous savez, ou vous ne savez pas le prix que j'attache à l'objet culturel?

Oui vous savez c'est ce pourquoi, nous nous battons en permanence, c'est ce fameux objet culturel qui nous attire et nous déchire!
Oui  pour les centres d'art ou les théâtres,  on peut parler de ligne artistique,  pour les musées  de projet scientifique  ou de thématique...
Or donc, mon vieil esprit cartésien aime percevoir dans la jungle des signes qui nous entourent  un chemin de sens ou tout au moins une carte pour trouver une piste.

Ma visite récente du MUCEM,  très moderne musée et paquebot culturel de Marseille. Sans verser dans la polémique de parisianisme et d'un objet culturel développé en culture "hors sol" examinons le lieu et ses propositions.




Déjà il s'agissait dans la commande de Marseille Provence 2013 d'un objet culturel si large que la mission était des plus acrobatiques:  les civilisations de la Méditerranée.
Mais autant l'exposition permanente que les expositions provisoires démontrent que aucun champs précis n'a été délimité et que le "bazar" évoqué pour l'une des expos est une manière de méthode!

Un visiteur qui se retrouve dans un cheminement tout aussi erratique que la collection, des gens perplexes qui se croisent  et des surveillants de salle-médiateurs dont la seule formation est de produire quelques mots sur les oeuvres...culte de la frustration!




Mais peut être est ce cela la "modernité"?
Bazar du genre, ou genre de bazar?





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