vendredi 13 novembre 2015

Parfois la réalité est horrible! Nous devons y mettre des mots!


Tout paraît alors si dérisoire...petites querelles de nantis, autour d'une vie encore plus ou moins aisée...vision surréaliste d'une société qui ergote sur son idée du politiquement correct...pendant ce temps le son des kalachnikofs couvre celui du rock...mise en abyme! 

Putain, c'est vraiment la guerre!
Et, oui, plus de doute, Charlie n'était pas un mauvais rêve...les barbares sont là!

Nos pauvres mots ont pour l'instant peu d'impact...et pourtant, ce sont bien des mots qui ont manqué à ces enfants perdus qui croient que le paradis de demain va dépendre de l'enfer qu'ils répondront aujourd'hui. Depuis 2005, et même avant, nous savons qu'au moins une génération est perdue, et nous avons surement contribué à son isolement. 
Pas assez généreux, pas assez bienveillant, notre "vivre ensemble" n'était qu'une facade bien pensante. Et ces gamins perdus n'ont pas eu les mots et les idées pour apaiser les colères et les frustrations d'une vie sans horizon. Il n'y a pas que nous pour avoir allumé les braises, les crises venant du moyen orient ont piégées tous les discours: mêmes nos mots ont semblé creux. 

Pourtant, nous n'avons pas le choix: il faut y croire. la seule chance est de transmettre, de passer des idées, des valeurs, des découvertes, de reprendre nos espérances, de nous y accrocher. L'art, la culture, n'est pas un luxe, une vanité ou un privilège: c'est un bagage, un horizon, des lignes de vie.

Ce n'est pas en ce moment qu'il faut baisser les bras, accrochons nous les amis.
Ce n'est même pas un choix, c'est un devoir!      Vivons, mais ensemble!

A bientôt     GB

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