vendredi 20 novembre 2015

Il y a toujours de la lumière dans la nuit...

Pour sauver notre esprit et conserver du recul...



Comment ne pas demander à Pierre Desproges une aide,  plutôt qu'à un psy ou à un curé-rabin-imam

"Si c’est les meilleurs qui partent les premiers, que penser des éjaculateurs précoces?"


Georges Perec, lui, serait plus dans la réflexion:

"Où étaient les dangers? Où étaient les menaces? Des millions d'hommes, jadis, se sont battus, et même se battent encore, pour du pain. Jérôme et Sylvie ne croyaient guère que l'ont pût se battre pour des divans Chesterfield. Mais c'eût été pourtant le mot d'ordre qui les aurait le plus facilement mobilisés. Rien ne les concernait, leur semblait-il, dans les programmes, dans les plans: ils se moquaient des retraites avancées, des vacances allongées, des repas de midi gratuits, des semaines de trente heures. Ils voulaient la surabondance; ils rêvaient de platines Clément, de plages désertes pour eux seuls, de tours du monde, de palaces.
L'ennemi était invisible. Ou, plutôt, il était en eux, il les avait pourris, gangrenés, ravagés. Ils étaient les dindons de la farce? De petits êtres dociles, les fidèles reflets du monde qui les narguait. Ils étaient enfoncés jusqu'au cou dans un gâteau dont ils n'auraient jamais que les miettes."



Mais il est toujours bon de s'aider d'un philosophe: confions ce rôle à André Comte Sponville

"Ce n'est pas la foi qui pousse aux massacres. C'est le fanatisme qu'il soit religieux ou politique. C'est l'intolérance. C'est la haine. Il peut être dangereux de croire en Dieu. Voyez Saint Barthélémy, les croisades, les guerres de religions, le Djihad, les attentats du 11 septembre 2001...Il peut être dangereux de ne pas y croire. Voyez Staline, Mao Tsé-Toung ou Pol Pot...[...] Cela nous en apprend plus sur l'humanité, hélas, que sur la religion. "

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