vendredi 27 février 2015

MUCEM, est il toujours bon d'avoir raison en premier? Pas si sûr!



Regardez dans l'Obs de cette semaine...



Ce sont les premiers questionnements, encore timides, sur cette rutilante structure!


Enfin nos chères élites de la gauche culturelle commencent à se poser des questions sur l'une des plus grandes "erreurs culturelles" de ce début de XXIème siècle: Le Mucem. Pour le moment, pas encore de grandes critiques (ça, ce sera dans un an ou deux), mais bon, c'est un début de lucidité.

Superbe architecture de Ruddy Riccioti que tout le monde admire, mais piètre exemple de collection, confusion culturelle, organisation interne problématique et d'une grande complexité, etc.


Je rappelle mon article:

3 juin 2014, mes doutes sur le MUCEM

Mes doutes au bout de quelques visites de ce merveilleux site, m'ont incité à organiser ce petit sondage rapide...j'ai eu peu de réponses, pour être franc, mais ces quelques réactions allaient toutes dans le même sens.

Pour mes "contacts" comme pour moi, la collection permanente est très critiquable sur le choix des objets, mais également sur le manque de parcours qui aboutit à des tamponnages physiques qui s'ajoutent aux culturels. Si, de surcroît, la politique à l'égard des publics est erratique et improbable, la réception devient mission impossible (les visiteurs se sentent "abandonnés" et ressentent un malaise indéfinissable). 


Voici un exemple de la collection  permanente  hétéroclite  où la paillote grecque est placée non loin de la vidéo du pain  ou encore de la charrette sicilienne 
Le public peut lire d'assez nombreux cartels et regarder des vidéos, néanmoins seuls les gardiens ou plutôt gardiennes peuvent répondre à quelques questions sans réponse (ce sont souvent des étudiants ou personnes ayant une formation autre qu'à la médiation et qui malgré leur bon vouloir semblent rapidement en difficulté), pour comprendre certaines juxtapositions audacieuses...

 

Quant aux expositions, c'est très éclectique et certaines sont de bons objets culturels (au sens esthétique ou problématique), mais d'autres sont anecdotiques et peu cohérentes en ce lieu (exemple de celle sur la fête, les carnavals et leurs artifices et artefacts).




En fait je ne pavoise pas, et je suis même triste de cette "erreur" culturelle annoncée car, nous n'avons pas (nous les citoyens, nous les cultureux, nous les provençaux) besoin d'un tel naufrage qui va encore "plomber" l'horizon culturel!




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire