Accéder au contenu principal

Qu'est ce qu'un livre pataphysique?

            A tous ceux qui croient, sans malice, que la pataphysique est une mode "gentillette" pleine de poussière et de nostalgie...je souhaite apporter la preuve de leur erreur si banale!

Les plus âgés ou lettrés se souviennent du père fondateur...non pas le père Ubu, mais Alfred Jary; d'autres ont pu voir l'adjectif "pataphysique" accolé aux noms de Boris Vian  et de Raymond Queneau. Quant aux plus "modernes" d'entre vous, ils seront plus enclins à retrouver Georges Perec ou Fernando Arrabal.   Et pourtant, chers oublieux ou incrédules, la Pataphysique est bien vivante et elle est devenue indispensable à une époque aussi dépourvue de sens et de valeurs.

Vous me direz, non sans pertinence, que mon propos est paradoxal, voir oxymorique. Fondamentalement, je ne pourrais pas vous donner tort:  La pataphysique est avant tout le domaine où tout est absurde et rien n'a de sens, alors, pourquoi?

Et  bien,  justement c'est la force de la pataphysique de reconnaître ce "bordel ambiant" (pour paraphraser Roland Moreno)  et une fois l'absurdité déontologique admise, de chercher à construire "à notre manière" du sens, de la beauté  et de "l'humanité".  L'art est propice au développement de cette absurdité féconde, notamment la littérature. Il y a les auteurs "pataphysiquement conscients"  et ceux qui y adhèrent sans le savoir. J'adore découvrir ceux là!

Jusqu'à présent je ne connaissais Kurt Vonnegut que de nom, mais point ses écrits. Et j'ai entendu parler d'un ouvrage qui était réédité dans une nouvelle traduction, plus percutante disait on.

Un titre étrange   est déjà un signe pataphysique  et "le petit déjeuner des champions"  en est un.
Puis l'histoire: deux types improbables dans un monde si proche et si désemparé. On reconnait l'histoire pataphysique à son aspect de "fable déjantée".  Cette fable est toujours une critique décalée de notre société, ou l'absurde vient "bousculer" le quotidien si banal et aliénant.



Bonne  lecture!                        





Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Une nouvelle série: L'aventure du "BEAU" ou "pourquoi l'Art contemporain c'est moche!"

  L'aventure du "Beau"    Comme pour tous ces mots "valise": Art, Culture, le mot "Beau" est miné dès le départ car tout le monde croit en connaître "vaguement" le contenu, ce qui signifie que personne ne le connaît vraiment. Ce paradoxe explique l'incompréhension et le désarroi qui accompagnent la découverte d'un Art qui s'est éloigné de la vague notion que l'école, nos parents, et nos expériences (heureuses et malheureuses) nous ont transmis. Partie 1 Ceux qui me connaissent déjà savent comment je procède avec ces notions d’art : comme un peintre, par petites touches…et comme un peintre je reviens souvent sur ma toile. Tout cela pour vous dire de ne pas vous offusquer de mes « répétitions », c’est voulu.   Le cours, appelons ces moments un cours ; ce cours donc va se dérouler en plusieurs phases :   L’acquisition de notions théoriques, ensuite il va s’agir de mettre ces notions dans un contexte réel, en essayant d’intég...

Bruno Latour "Où atterrir?" fiche de lecture partie 2

  Partie 2 ...Une nouvelle cartographie est alors nécessaire. Jusqu’à présent le mode de pensée était régi par 2 « attracteurs » (axes de pensée, ou plutôt des pôles qui attirent ou repoussent)  : le moderne et l’ancien, le global ou le local. Un troisième « attracteur » pourrait interférer ou même s’imposer vis-à-vis des deux autres : Bruno Latour le nomme attracteur « Terre » , faute de mieux dit-il. Il est un peu confus sur ses contours…essayons d’éclaircir ! Ce que nous appelions « Nature » était une relation passive où la nature était un simple constat, un espace où l’homme pouvait se déployer. Avec ces dernières années, le constat nature est devenu « acteur » de la situation. La Terre réagit, répond à nos attaques, notre simple « espace » est devenu un acteur qui impose de plus en plus ses actions, rendant les nôtres inefficaces. Ce que nous nommions « Civilisation » nous échappe, nous...

Exposer des livres d'artistes...une solution pour une médiathèque

Bien sûr  il faudrait d'abord définir le livre d'artiste: vaste entreprise...entre les livres d'art, les livres illustrés et les livres de poésie et d'artiste...il y a de nombreuses éventualités. Non, soyons exigeants, je vous parle là, de véritables petites oeuvres d'art, où l'ensemble livre et contenu est comme un installation plasticienne. Dans chaque région, il existe des artistes qui réalisent de telles oeuvres, à vous de trouver ces petits incunables. Une fois oeuvres et artistes trouvés, à votre charge de les mettre en valeur. Un bel éclairage ne gâche rien, et une vitrine peut éviter bien des déboires.  Ensuite il faut apporter une médiation à votre exposition. Souvent il vaut mieux éviter l'artiste, lui même, ou alors se contenter de lui faire lire ou décrire des passages. Il faudra trouver une personne experte qui fera une exégèse de ces livres d'artistes.   A peu de frais, vous pouvez ainsi proposer une exposition de qualité, p...