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Spécial Confinement L'art moderne et contemporain raconté aux enfants Partie 9 suite


Partie  9  suite...

Les rigolos


Souvent les rigolos ne sont pas pris au sérieux. Mais de nombreux artistes prennent ce risque pour dire aux autres ce qu'ils pensent du monde. Pour se faire entendre, être drôle est une bonne tactique (comme un guerrier). Parfois l’humour ne représente qu’une partie de la stratégie dans leur travail comme Magritte ou Salvador Dali. Non ceux qui nous intéresse jouent la carte de la dérision à fond.

Certains artistes ont remarqué que si les gens ne comprennent rien aux tableaux, ils peuvent devenir méchants, ou juste dire que c'est nul!
Pour éviter ça, certains ont choisi d'être rigolo...alors, au lieu de ne pas être content, les gens restent devant le tableau et ils essayent de comprendre ce que veut dire l'artiste.







Fabrice Hyber

L'artiste français Fabrice Hyber naît le 12 juillet 1961 à Luçon.
Fabrice Hyber (né en 1961 à Luçon, Vendée). 
Les histoires qu'ils racontent reposent sur des dessins presque enfantins (au fusain, au feutre, parfois à la peinture). Ses thèmes (les sujets de ses oeuvres) viennent de la nature (les arbres, souvent). En matière de sculpture, ou d’installation, Fabrice Hyber "détourne" l’objet, recrée des formes des formes. Son approche est décalé (il nous trompe sur un objet dont il fait autre chose) , en changeant le sens et les fonctions…il fait du Magritte en 3D. L’absurde est sa matière. Son autre matière est l’humour qu’il déploie par des détournements, des formes intrigantes, des associations surprenantes. C’est un Duchamp qui aurait « mangé » du Magritte.
Un peu comme Magritte il prend un objet que tu connais bien (table, ballon de foot, escalier) et il en fait quelque chose de très différent...tu vas voir!





Maintenant à toi. Fabrice Hyber te lance un défi: tu dois fabriquer une horloge avec les objets que tu trouves dans la pièce où tu es...




Takashi Murakami
Takashi Murakami est né en 1962 à Tokyo, il est le symbole d’une génération qui ne se prive pas de mélanger la culture pop avec les caractéristiques du style japonais traditionnel. Il a transposé l’esthétique du Manga à l’Art contemporain. Mais il a choisi un certain côté « enfantin » du manga, en ne reprenant que certains styles.
On pourrait penser à une pure stratégie commerciale, dailleurs lartiste lui-même
assume et revendique ses interventions dans le domaine commercial. Mais la motivation de Murakami n
est pas exclusivement, son objectif principal est de nous faire sortir de la tradition artistique occidentale. Son arme cest la culture populaire japonaise, mais en multipliant ses caractéristiques : couleurs exacerbées, multitude dobjets ou de personnages.  Son amour du manga, il l'a mis dans ses oeuvres. On reconnaît une oeuvre "manga" à des motifs ou des personnages "gentils" (style Kawaï) et à des couleurs très vives.






Le style Kodomo
"Kodomo", qui veut dire "enfant" en japonais désigne les mangas destinés à des enfants de 6 à 11 ans. Les personnages sont très jeunes et vivent des péripéties divertissantes. Un certain message moral est aussi souvent intégré dans l'histoire.

Le style Shôjo

Le « shôjo » est un type de mangas destiné à un public féminin adolescent. Les histoires développées dans ce genre sont souvent des histoires d'amour, qui se déroulent pour la plupart dans le milieu scolaire (collège, lycée). Si les thèmes de la vie adolescente – l'amitié, l'école – sont largement traités, il existe une large part des mangas shôjo qui utilisent la fantasy : c'est le sous-genre du "magical girl". Le manga Sailor Moon peut être cité pour illustrer ce style. Les personnages de Murakami évoluent dans une iconographie mêlant des univers fantastiques et spirituels qui amènent une forme de vie nouvelle dans ses peintures, films, installations et sculptures. Ses lignes de narration sont les empreints à cette poésie naïve des jeunes japonais, mais aussi au domaine commercial et à son attrait. Héritier japonais d’Andy Warhol ?

Pour son exposition à Versailles, il aurait également pu entrer dans la catégorie suivante des « provocateurs », mais ce serait à son insu, et donc il est à sa place parmi les artistes dont l’humour et le sourire à l’esthétique est une pleine stratégie

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