Combat d'arrière-garde ou question toujours pertinente?
Il faut redonner une boussole à l'Art
Depuis la grosse colère de Baudrillard en 1996 dans le journal Libération sous la forme d'un article intitulé "le complot de l'art", ainsi que plusieurs pensées qui allaient dans le sens d'une imposture de certains artistes et contempteurs se servant de l'art contemporain pour des stratégies de pouvoir et d'argent; depuis donc, cette attaque contre ces stratèges de l'art, où en sommes nous?
Pour reprendre les idées d'Yves Michaud dans "l'Art à l'état gazeux" l'art contemporain se développe dans sa volonté d'hégémonie sur l'ensemble des pratiques.
Selon lui, quand "tout est art", l'art perd de sa substance et se répand dans tous les domaines: le moindre emballage devient "art". La posture de Michaud est de constater sans réellement critiquer.
La mode, les arts dits urbains, le cirque, autant de pratiques qui désormais sont inclues dans l'Art sans que des questions sur la cohérence et le sens de cette mutation ne soient posé. On n'explique pas, et tant pis pour les non-initiés qui n'ont pas suivi ce mouvement. Les centres d'art sont presque vides au contraire des musées et seules quelques grandes stars accaparent la lumière médiatique et a fortiori attirent des foules endoctrinées vers ces quelques artistes "visibles" (Jeff Koons, Damien Hirst, Bottero). Pour tous les autres l'élite (un microcosme de collectionneurs, de galéristes, de critiques et d'artistes) il s'est créé un art contemporain "officiel" relayé par l'Etat et les achats des FRAC et des grands centres d'art.
Le Design peut être emblématique de cette dérive, ou plutôt de cette confiscation de l'art par certains...
A Toulon,l'alliance Villa Noailles-Centre Pompidou est le symbole de cette mono-pensée artistique.
Depuis le Bauhaus, et donc 1920, le design est entré au coeur des pratiques culturelles et artistiques. Le succès de cette approche a été un succès durable, au point que les formes se sont épurées et que les formes baroques ou élaborées furent bannies, que les couleurs sont devenus simples, voire simplistes: désormais, dans les écoles d'art c'est cette pensée unique qui repousse la peinture vers l'antiquité.
Pour vous dire mon sentiment: que le Design soit présenté dans un lieu emblématique comme la Villa Noailles est une évidence, une cohérence. Qu'il y ait un festival (limité donc dans le temps) comme le Design Parade qui permette aux "aficionados" de suivre l'histoire et les évolutions de ce domaine culturel, c'est aussi cohérent et profitable à tous. Mais quand décision est prise de pérenniser ce domaine dans un centre d'art jusqu'alors dévolu à la sensibilisation à tous les domaines de l'Art contemporain, il y a alors comme une prise de pouvoir d'un domaine restreint sur l'ensemble des pratiques artistiques.
Il faut se battre pour que les publics soient respectés et puissent trouver un lieu où on "daigne" leur expliquer les grands courants de l'art et les stratégies d'artistes.
Que vont devenir les milliers d'écoliers, de collégiens et de lycéens qui disposaient avec leurs enseignants d'un outil pour déchiffrer l'Art et qui désormais ne pourront que parcourir des collections d'objets, avec le risque d'une grande confusion et une perte de références.
Merci à nos élites locales de vouloir rester entre elles sans avoir à supporter la "vulgarité" des masses dans leurs petites chapelles.
Depuis la grosse colère de Baudrillard en 1996 dans le journal Libération sous la forme d'un article intitulé "le complot de l'art", ainsi que plusieurs pensées qui allaient dans le sens d'une imposture de certains artistes et contempteurs se servant de l'art contemporain pour des stratégies de pouvoir et d'argent; depuis donc, cette attaque contre ces stratèges de l'art, où en sommes nous?
Pour reprendre les idées d'Yves Michaud dans "l'Art à l'état gazeux" l'art contemporain se développe dans sa volonté d'hégémonie sur l'ensemble des pratiques.
Selon lui, quand "tout est art", l'art perd de sa substance et se répand dans tous les domaines: le moindre emballage devient "art". La posture de Michaud est de constater sans réellement critiquer.
La mode, les arts dits urbains, le cirque, autant de pratiques qui désormais sont inclues dans l'Art sans que des questions sur la cohérence et le sens de cette mutation ne soient posé. On n'explique pas, et tant pis pour les non-initiés qui n'ont pas suivi ce mouvement. Les centres d'art sont presque vides au contraire des musées et seules quelques grandes stars accaparent la lumière médiatique et a fortiori attirent des foules endoctrinées vers ces quelques artistes "visibles" (Jeff Koons, Damien Hirst, Bottero). Pour tous les autres l'élite (un microcosme de collectionneurs, de galéristes, de critiques et d'artistes) il s'est créé un art contemporain "officiel" relayé par l'Etat et les achats des FRAC et des grands centres d'art.
Le Design peut être emblématique de cette dérive, ou plutôt de cette confiscation de l'art par certains...
A Toulon,l'alliance Villa Noailles-Centre Pompidou est le symbole de cette mono-pensée artistique.
Depuis le Bauhaus, et donc 1920, le design est entré au coeur des pratiques culturelles et artistiques. Le succès de cette approche a été un succès durable, au point que les formes se sont épurées et que les formes baroques ou élaborées furent bannies, que les couleurs sont devenus simples, voire simplistes: désormais, dans les écoles d'art c'est cette pensée unique qui repousse la peinture vers l'antiquité.
Pour vous dire mon sentiment: que le Design soit présenté dans un lieu emblématique comme la Villa Noailles est une évidence, une cohérence. Qu'il y ait un festival (limité donc dans le temps) comme le Design Parade qui permette aux "aficionados" de suivre l'histoire et les évolutions de ce domaine culturel, c'est aussi cohérent et profitable à tous. Mais quand décision est prise de pérenniser ce domaine dans un centre d'art jusqu'alors dévolu à la sensibilisation à tous les domaines de l'Art contemporain, il y a alors comme une prise de pouvoir d'un domaine restreint sur l'ensemble des pratiques artistiques.
Il faut se battre pour que les publics soient respectés et puissent trouver un lieu où on "daigne" leur expliquer les grands courants de l'art et les stratégies d'artistes.
Que vont devenir les milliers d'écoliers, de collégiens et de lycéens qui disposaient avec leurs enseignants d'un outil pour déchiffrer l'Art et qui désormais ne pourront que parcourir des collections d'objets, avec le risque d'une grande confusion et une perte de références.
Merci à nos élites locales de vouloir rester entre elles sans avoir à supporter la "vulgarité" des masses dans leurs petites chapelles.







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