samedi 3 juin 2017

Quelle tristesse! (ou "j'en ai marre de sauver Michel Onfray malgré lui")

Ce mec est terriblement pénible.

Il a ses bons côtés, sinon pourquoi m'être intéressé à lui et l'avoir défendu contre les germano-pratins de sa pseudo dérive populiste de droite?

Mais là, son truc du système qui a abouti à l'élection de Macron, c'est vraiment le coup de trop.
Cher Michel (je ne vous connais pas physiquement mais un peu par la pensée, je l'espère...), qu'êtes vous venu faire dans cette galère?

Vous devenez ce que les "élites" parisiennes vous reprochaient:  un "graphomaniaque".
Le tort du dit "graphomaniaque" est de tout transcrire sur l'émotion du moment sans opérer le recul et la réflexion que tout observateur expérimenté (encore plus pour un philosophe) devrait s'appliquer!

Parfois, je me suis loué de ce manque de précaution qui vous faisais "homme" dans une meute de calculateurs carriéristes. Mais là, non!    Cette fraîcheur devient mauvaise manie, manque de méthode, voire pire: obsession.

Précédemment, vous avez joué, non sans qualité, le petit autodidacte méritant venant du fond prolétaire des campagnes contre les élites qui, pour quelques prébendes ou glorioles avaient trahi la cause du peuple qu'elles devaient défendre.

Déja son ouvrage précédent  (ci dessous)  m'avait gêné par la faiblesse du contenu et des arguments. Quelques notions mal digérées ou bien des raisonnements sans grande portée réduisant l'idéal révolutionnaire à la lutte entre jacobins et girondins (ce qui est un peu court)...  Faire des girondins les exemples du partage, de l'équité et de la vraie démocratie me posait déjà problème...




Mais voilà que dans le dernier ouvrage apparaît ONFRAY , le souverainiste, qui oublie son girondisme récent pour pourfendre le complot libéral ourdi pour imposer Macron, encore plus favorable que Fillon aux projets du Grand Capital...Au secours, Michel, c'est du grand "n'importe quoi"!

Donc ne lisez pas cet opus, ou alors lisez l'interview dans le dernier Obs, c'est édifiant, désolant...snif, je pleure la disparition d'un vrai penseur populaire, raisonnable et résonnant.  Mais bon, je m'en remettrai...bises!


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