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New York: une cité ambigüe

Oui, cette ville est bien tout ce que l'on en dit...mais autre chose encore!





Bien sur tout est grand, démesuré etc. mais bien qu'on le voit, qu'on le sente dans les films ou dans les bouquins, il y a une étrange atmosphère qui empêche cette cité de sombrer dans l'inhumanité...c'est son côté vieillot, un aspect "vintage" étonnant pour ce pays emblématique de la "modernité". Dès le début, je me suis demandé d'où venait cette impression bizarre de décalage...et puis, en y réfléchissant, on se rend compte que si à New York comme dans le reste des U.S.A  il y a une foi inébranlable dans le progrès technique, dans le rapport aux objets du quotidien, que ce soit les maisons, les rues, le métro, les couloirs de l'Empire State ou les escalators du grand magasin Macy's, il existe dans ce pays un incroyable conservatisme des objets, un "puritanisme" du renouvellement!
Si quelque chose peut encore fonctionner: on le conserve!


Le résultat est étonnant  car entre les gratte-ciels, existent des espaces glauques qui ne choquent aucun américain  (ici en plein quartier chic de Soho). C'est cette attitude paradoxale pour nous qui explique beaucoup de choses sur cet étrange pays où les priorités ne sont pas les nôtres.


Une autre étrange constatation, ici les mythes parcourent la ville et ils aident les gens à vivre, à travailler  à continuer à espérer. Cette terre est mythique!
Le gratte-ciel est le reflet le plus pur de ce rêve éveillé des new-yorkais: tant que le haut est dans le ciel, peu importe le bas, ou plutôt ceux du bas rêve de grimper les marches.


Si Ironflat vue de Broadway est une proue de navire, ce n'est pas un hasard: c'est le rappel de cette immigration fondatrice, du commerce qui fait vivre cette cité et de cette foi vers l'avenir, tracer une route, aller vers le progrès: Le projet "capitaliste" d'alors était de rassembler humanisme et business. Aujourd'hui, nous savons que le business l'a emporté sur l'humanisme!

A suivre...



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