lundi 20 février 2012

L'éditeur et le "malentendu"

Aujourd'hui j'ai rencontré le "problème", à l'occasion d'un petit colloque sur l'édition indépendante:
 2 éditeurs "institutionnalisés" sur l'estrade.

Le plus grand paradoxe de la Culture réside dans le fait que c'est ceux qui disent "faire le plus" pour elle qui l'éloigne du plus grand nombre.

Je m'explique, car j'avoue que cette formulation peut paraître "brumeuse"...
Ce grand résistant de la pensée, un éditeur dit "indépendant", brillant érudit, nous a longuement abreuvé de magnifiques citations pleines d'autosatisfaction, pour que malgré lui, échappe brusquement l'aveu de son imposture: "un jour j'ai vendu un ouvrage à 20.000 exemplaires, mais c'était un malentendu...j'ai souffert de cécité nerveuse durant 3 mois ensuite..."

Le malentendu le plus patent c'est surement cette arrogance du sachant refusant le savoir à ceux à qui il n'est pas destiné. Comment convaincre cet homme que c'est justement ce "malentendu" qui permet de découvrir des univers inconnus (terra incognita...aurait il dit!)? 
 Et que le fondement de l'action culturelle repose sur ce que ce "schmock" appelle malentendu.

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