SALVINI, MELENCHON Retour vers le passé: Années 30, les tenants littéraires du populisme...des intentions louables aux récupérations malodorantes?

Notre époque est celle d'un cycle où vont reparaître de vieilles idées qui nous semblaient d'un autre temps et bien enfouies: que nenni, les mêmes causes produisent hélas les mêmes vieux effets malodorants. Et si Salvini rime bien avec Mussolini, Mélenchon n'est pas Marcel Déat, ce socialiste qui passera à la plus ignoble des collaborations avec les nazis ...mais il s'agit avant tout de méthodes à ne pas adopter, d'une facilité à laquelle il ne faut pas céder.
Il est dangereux que certains politiques essayent de créer ou de renforcer les ferments les plus mauvais pour essayer d'exister sur les cendres d'une société où ils avaient du mal à s'imposer par des méthodes plus "classiques".
Je tenais à dire à ces "boutefeux" de faire bien attention, car l'arme du soit disant complot est sans retour, en suscitant sur son passage haine et violence!
Si son mauvais emploi est condamnable, il ne faut pas pour autant jeter le mot "populisme":
Le mouvement populiste fut aussi un mouvement littéraire sous l'impulsion d'hommes de lettres qui voulait toucher au "peuple", au quotidien, et poursuivre l'oeuvre des Zola en littérature et de Courbet en peinture. Petit tour en Wikipédie:
Le populisme est un courant littéraire.
À l'origine de l'école littéraire populiste française, on trouve le Manifeste(1929) d'André Thérive et Populisme(1931) de Léon Lemonnier, les deux auteurs prétendant réagir contre l'analyse psychologique en littérature. Le choix du peuple comme sujet principal témoignait avant tout d'une fascination pour le prolétaire envisagé quasi-ethnologiquement, davantage que comme une expression de la littérature engagée. Pour ces raisons, ce courant fut très vite écrasé par ses détracteurs communistes— Paul Nisan dénonçant ce « nouvel exotisme » — et par l'indifférence des littérateurs supposés de droite. Ce courant littéraire ne survécut guère à ces deux auteurs.
Il existe un prix du roman populiste, décerné depuis 1931 pour récompenser une œuvre romanesque qui « préfère les gens du peuple comme personnages et les milieux populaires comme décors à condition qu'il s'en dégage une authentique humanité.
...oui et ce prix a été depuis repris par des écrivains aussi estimables que Jules Romain, Henri Troyat, Louis Guilloux, Jean Pierre Chabrol, Bernard Clavel, Patrick Rambaud, Denis Tillinac, Marie Rouanet. Autant de gens et d'auteurs qui ont voulu écrire pour le plus grand nombre de lecteurs, sans renoncer à l'exigence du style et à la richesse de l'histoire.
Pour un avis plus modéré que le mien, cliquez sur le lien ci-dessous:
France Culture Raphaël Liogier, sociologue des religions nous rassure...
A bientôt pour d'autres aventures culturelles...

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