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"Yves Klein, né à Nice le , mort à Paris le , est un artiste français.
Malgré une carrière artistique assez courte (1954-1962), il est considéré comme l'un des plus importants protagonistes de l'avant-garde picturale de l'après-guerre. Il est notamment connu pour son bleu (IKB pour International Klein Blue), qu'il a appliqué sur de nombreuses œuvres.
Il recherche toute sa vie un travail pictural d'ordre spirituel, ce qui l'amena à intervenir dans l'espace public. Selon lui la peinture est « comme la fenêtre d'une prison, où les lignes, les contours, les formes et la composition sont déterminés par les barreaux ». Ses tableaux monochromes l'ont libéré de ces contraintes."
Mais ce résumé forcément réducteur de sa vie n'explique pas en quoi, cette comète de l'art a eu un rôle décisif dans le passage entre art moderne et art contemporain. Contrairement à ses contemporains de New York (Pollock, Rothko, Motherwell) il va savoir "sortir" des supports avec un rapport au corps humain assez novateur et dérangeant (Anthropométries), à cette occasion et à d'autres il sera aussi l'un des précurseurs en matière de "performances" ou "happenings". Si l'art moderne a su rester attaché à une recherche sur les formes (Picasso, Braque) ou sur leur disparition (Miro, Kandinsky), Yves Klein est allé plus loin en amenant l'art vers une réflexion qui sort du champ de l'esthétique.
Extrait du film "Mondo cane" 1960 où justement la performance d'Yves Klein était présentée comme une "bizarrerie" de l'époque...
Déjà en son temps, Yves Klein a suscité des réactions plus que vives pour douter de la "sincérité" de son art. Bien avant, Baudrillard et Yves Michaud, ces recherches d'artiste ont toujours prêtées le flan aux accusations des "hallucinés de l'artiste pur".
Mon humble avis...
Mais, quand bien même, en art contemporain, les artistes sont ils des stratèges et des chefs d'équipe plus que des artistes maudits, enfermés dans leurs ateliers, où ils crevaient la faim dans l'attente d'une gloire, hélas souvent posthume, c'est vite oublier qu'à l'époque de l'art dit classique, les grands peintres reconnus ne faisaient souvent que signer des productions de leur "atelier" où les plus consciencieux avaient simplement donné quelques indications, et à la fin n'avaient pu qu'apporter des retouches à l'oeuvre de cette petite fabrique. Donc on peut critiquer Koons, Vasconcelos et consorts, mais pourtant c'est la continuation d'un système ancien qui ne trahit pas pour autant un idéal "factice" de pureté artistique.

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