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Le tatouage...Art ou malédiction?

Qu’est ce qui me pousse à lire tel ou tel polar?



Avant le style, c’est plutôt une ambiance, un exotisme intellectuel. Le bon polar doit me transporter dans un monde différent, non seulement par la géographie, mais surtout par la culture et les rites.

Ce bouquin satisfait à tout cela: Tokyo, juste après la guerre, un Japon qu’on ne connaît pas, complètement désorienté et dont les habitants doivent tout réinventer. Dans ce contexte, l’Irezumi est comme une ancre ou une bouée de sauvetage. Ces dos entièrement tatoués, malgré leur aura sulfureuse, nous font rentrer dans l’âme du Japon. Les Irezumi sont comme des trésors nationaux secrets...    

Un Tokyo encore dévasté, des héros qui sortent de la guerre et en sont encore marqués: tous les excès, toutes les dérives sont possibles dans cette ville quasi "ouverte".





Extrait:

"Docteur, qu'en dites vous? Inutile de jouer plus longtemps les innocents...
- Qu'est ce que j'y peux? soupira le docteur d'un air détaché. Les maniaques comme moi ne choisissent pas les moyens d'assouvir leurs penchants. Lorsque j'aperçois une photographie de tatouage, je ne peux résister à la tentation."



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