L’art et la science
fiction…
On traite généralement de l’art et de la modernité , mais
l’artiste a su également aller au delà du réel et se projeter encore plus loin…
Sans même parler de l’art abstrait qui cherche à dépasser le
matérialisme effréné de son époque, il existe un courant fasciné par ce
modernisme mais qui réfléchit à la durée , c’est le futurisme, né en
Italie, qui accompagne la grande guerre,
mais qui ne survit pas à
l’arrivée du fascisme dans les années 20. Parfois les surréalistes vont
« toucher » aux limites de la science fiction, par la
« dérision » du monde. Ils
rejoignent les émules du mouvement Dada qui « désenchantent » le
monde pour enfin ouvrir un futur qui les passionne.
De Duchamp à Dali, et de Picasso à Tinguely, ce monde hyperréaliste
fascine, dans sa candeur et sa foi dans le progrès. Finalement l’Art contemporain semble issu de
ce constat d’échec de la modernité.
Des
courants divergents de l’art ont à nouveau frôlé les côtes du continent science
et progrès : nous allons ainsi
découvrir l’Optique Art (Vasarely, Julio
Le Parc) et un courant qui va suivre les découvertes
technologiques jusqu’au numérique et à la cybernétique (Mark Hansen et Ben
Rubbin, ou plus proche de nous France Cadet).
Et encore, je n’aborde pas tous les courants, reliés au G.P.S ou à
Internet (Brownser art, mashed up, glitch art, etc.)
Mais il existe également un courant, même si les puristes le
considèrent comme trivial et marginal à l’art : c’est le dessin et la
Bande Dessinée.
Nombreux sont les dessinateurs qui sont obsédés par la
construction d’univers hypothétiques et utopiques : Moebius (Giraud), Schuiten, Jodorowsky, et
Bilal)
En ce moment mon travail m’a amené à m’intéresser à ce
dernier. La science fiction traditionnel
n’est pas directement traitée dans l’œuvre d’Enki Bilal.

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