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De la modernité comme "ringarde"...

Avant-hier   j'étais en mission, non pas pour le seigneur, mais pour l'art contemporain...ce qui est plus tangible!


Je devais commenter une exposition de notre collection pour un groupe de 30 maires et élus du moyen Var.   J'ai réussi, je crois, à interpeller ce public dissipé en lui donnant quelques pistes pour aborder l'art contemporain, avec pour recette de les traiter comme de grands enfants. Ca a marché, et en tout cas ils ont écouté mes propos sur ces défricheurs de la société que sont les artistes, où avoir un esprit en rupture est indispensable pour "l'hygiène de l'artiste". Ce dernier se nourrit de la société (matériaux,  avancées technologiques, etc.) pour mieux la critiquer. Bien avant les étudiants, ce sont les artistes qui annonçaient "mai 68".

Et puis, en parlant  de "l'art moderne" et de "l'art contemporain" en essayant par réflexe de leur dire que cette différence était purement formelle, chronologique, mais peu fondée...quand soudain, cela m'est apparu nettement:     Si c'est dans l'expression "art moderne" le problème ne résidait pas dans l'art, mais dans le concept de "modernité" lui même?

Depuis le XIXème siècle, la société entière croyait religieusement dans cette notion de progrès qui était le fondement de la modernité...puis, avec les guerres mondiales, avec les crises, avec la bombe atomique et la croissance raisonnée, voire la décroissance...toute la modernité s'est effondrée, et son concept même est devenu synonyme de naïveté ou pire de ringardise...Une sorte d'Eureka!




Centre d'art  de Chateauvert (Var)    prendre Direction Brignoles, le Val, puis Chateauvert



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