Accéder au contenu principal

Le Story Telling gadget ou stratégie

  Fiche 1   Story Telling                              

Quand  nous pouvons lire ce genre d'annonce, c'est plutôt le signal que la pratique présumée moribonde est devenue un positionnement classique et digne d'intérêt...


Chronique de 
Dirigeant, Agence Nouveau Sens  pour le "journaldunet.com"
 Le Story telling est mort, vive l’Emotional Writing
Les marques vont devenir des « êtres » sensibles à manier avec précaution où chacun va s’orienter en fonction des affinités qu’il ressent mais surtout leur façon de s’investir dans le quotidien et la « real life ».
On le voit dans tous les secteurs en satellites de la communication : publicité, relations presse, événementiel, marketing, CRM, tout est entrain de se segmenter, en faisant table rase d’un mode de communication hérité d’un passé proche de la réclame des années 20… Après avoir suivi les technologies, sautés de supports en supports en adaptant des messages dans un seul sens, force est de constater, que pour les marques avec la maturité des réseaux sociaux certaines se prennent des volées de bois verts de la part d’internautes, de consommateurs, qui ont désormais l’outil ad hoc, pour s’exprimer, apporter leur vision qu’ils côtoient chaque jour dans les linéaires, les points de ventes, le commerce en ligne.
Il n’est plus question d’ignorer cette puissance sur le terrain qui plus est, est désormais capable de fédérer et d’influencer positivement ou négativement, un produit, un service, qu’il s’agisse d’une communication en décalage de la cible, ou d’un retour client  insatisfait…
Le Story Telling a considérablement fait bouger les choses en plaçant l’humain en tête des dispositifs…
A noter pour l’anecdote le Story Telling était présent en France dans les années soixante dix sous l’impulsion de Claude Lemonier de l’agence  de publicité « Impact »,  précurseur du Story Telling (qui ne s’appelait pas ainsi,) on lui doit notamment les célébrissimes annonces presse pour le « Creusot », où comment vous vendre un faitout de plusieurs kilos tout en vous racontant une histoire…
Le Story Telling met le discours narratif en tête de la problématique, permettant ainsi de décliner l’histoire sur les différents supports qui s’offrent aux consommateurs, internautes, leur permettant d’interagir…De devenir ainsi des acteurs à part entière, que cela soit pour une opération de communication via les réseaux sociaux, street marketing, une campagne mêlant tous types de moyens d’expressions ce que l’on appel une campagne transmédia…
Désormais raconter une histoire poster une vidéo sur Youtube ne suffira plus… Il faudra prendre en compte l’élément majeur de ces campagnes et non plus la prendre en option.

L’émotion à l’instar du discours narratif sera au cœur du dispositif

Partir de l’émotion pour ne plus vendre, mais véhiculer un état d’esprit, un caractère, une sensibilité. L’Emotional Writing c’est se servir du vecteur de l’écriture pour atteindre le cœur, alors qu’on avait tendance à atteindre la tête, on pensera moins on vivra une émotion distillée par une marque…
Les marques vont devenir des « êtres » sensibles à manier avec précaution où chacun va s’orienter en fonction des affinités qu’il ressent mais surtout leur façon de s’investir dans le quotidien et la « real life » comme le fait actuellement Diego Della Valle PDG de Todd’s qui  prend à sa charge la réfection du Colisée pour 25 millions d’euros,sans publicité aux alentours ,juste l’action suffit… Et est bénéfique pour la marque comme pour le personnel.
L’Emotional Writing s’inscrit dans une démarche ou tout ne sera qu’émotion…et englobera tous les termes qui tendent à devenir obsolètes comme celui d’agence de publicité…

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Une nouvelle série: L'aventure du "BEAU" ou "pourquoi l'Art contemporain c'est moche!"

  L'aventure du "Beau"    Comme pour tous ces mots "valise": Art, Culture, le mot "Beau" est miné dès le départ car tout le monde croit en connaître "vaguement" le contenu, ce qui signifie que personne ne le connaît vraiment. Ce paradoxe explique l'incompréhension et le désarroi qui accompagnent la découverte d'un Art qui s'est éloigné de la vague notion que l'école, nos parents, et nos expériences (heureuses et malheureuses) nous ont transmis. Partie 1 Ceux qui me connaissent déjà savent comment je procède avec ces notions d’art : comme un peintre, par petites touches…et comme un peintre je reviens souvent sur ma toile. Tout cela pour vous dire de ne pas vous offusquer de mes « répétitions », c’est voulu.   Le cours, appelons ces moments un cours ; ce cours donc va se dérouler en plusieurs phases :   L’acquisition de notions théoriques, ensuite il va s’agir de mettre ces notions dans un contexte réel, en essayant d’intég...

Bruno Latour "Où atterrir?" fiche de lecture partie 2

  Partie 2 ...Une nouvelle cartographie est alors nécessaire. Jusqu’à présent le mode de pensée était régi par 2 « attracteurs » (axes de pensée, ou plutôt des pôles qui attirent ou repoussent)  : le moderne et l’ancien, le global ou le local. Un troisième « attracteur » pourrait interférer ou même s’imposer vis-à-vis des deux autres : Bruno Latour le nomme attracteur « Terre » , faute de mieux dit-il. Il est un peu confus sur ses contours…essayons d’éclaircir ! Ce que nous appelions « Nature » était une relation passive où la nature était un simple constat, un espace où l’homme pouvait se déployer. Avec ces dernières années, le constat nature est devenu « acteur » de la situation. La Terre réagit, répond à nos attaques, notre simple « espace » est devenu un acteur qui impose de plus en plus ses actions, rendant les nôtres inefficaces. Ce que nous nommions « Civilisation » nous échappe, nous...

Exposer des livres d'artistes...une solution pour une médiathèque

Bien sûr  il faudrait d'abord définir le livre d'artiste: vaste entreprise...entre les livres d'art, les livres illustrés et les livres de poésie et d'artiste...il y a de nombreuses éventualités. Non, soyons exigeants, je vous parle là, de véritables petites oeuvres d'art, où l'ensemble livre et contenu est comme un installation plasticienne. Dans chaque région, il existe des artistes qui réalisent de telles oeuvres, à vous de trouver ces petits incunables. Une fois oeuvres et artistes trouvés, à votre charge de les mettre en valeur. Un bel éclairage ne gâche rien, et une vitrine peut éviter bien des déboires.  Ensuite il faut apporter une médiation à votre exposition. Souvent il vaut mieux éviter l'artiste, lui même, ou alors se contenter de lui faire lire ou décrire des passages. Il faudra trouver une personne experte qui fera une exégèse de ces livres d'artistes.   A peu de frais, vous pouvez ainsi proposer une exposition de qualité, p...