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Le Poète de Gaza

Babel noir  est une belle collection chez Actes Sud, elle propose des polars du monde entier. Mais parfois le polar s'efface pour nous entrainer dans un histoire plus complexe, plus nuancée  et où les personnages l'emportent sur l'action, laquelle ne devient qu'un alibi, ce que Hitchcock appelait le "Macguffin"...

Vous vous rappelez de ce petit polar de Liad Soham dont je vous avais parlé "Tel Aviv suspects",  même si on retrouve cette ambiance dure et âpre qui règne dans la société israélienne, il s'agissait d'une véritable intrigue meurtrière.

Dans "le Poète de Gaza" de Yishaï Sarid le roman est prétexte à nous faire découvrir la complexité des rapports entre un israélien plutôt "ouvert" par rapport à la culture arabe et la société israélienne réelle à laquelle il est confronté. Son travail au sein de la sécurité intérieure lui a fait perdre toute capacité au dialogue et même à toute sociabilité. Sa rencontre avec cet autre monde que représente le poète de Gaza va bouleverser sa vie. C'est comme un hymne désespéré pour la paix impossible.

"- Un jour toutes ces barrières tomberont et on vivra ensemble, assura Dafna....
  - Ces temps là ne viendront qu'après nous, ma chérie...aujourd'hui, ce sont les fous qui sont aux commandes, et eux se fichent de la mer. Ils réclament des montagnes".


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