vendredi 23 mai 2014

Le Discours de la méthode 1 Les modes de raisonnement


Pour agir, il faut se connaitre...(Descartes)
Donc pour mener à bien tout projet culturel, il faut savoir les modes d'entrée dans l'acquisition d'idées nouvelles:


Les modes de raisonnement




Un raisonnement est une suite de propositions vraies ou fausses, liées les unes aux autres et aboutissant à une conclusion. Il existe plusieurs types de raisonnement.

Le raisonnement déductif
Le raisonnement déductif va du général au particulier. Il tire les conséquences d'une loi, d'un principe, d'une règle générale et les applique à un cas particulier.
·               le général       :les hommes ont toujours cru remédier à l'ignorance des choses en inventant des mots auxquels ils ne purent attacher un vrai sens. (...)
·               le particulier : c'est ainsi que des spéculateurs , en créant des mots et multipliant les êtres, n'ont fait que se plonger dans des embarras plus grands que ceux qu'ils voulaient éviter, et mettre des obstacles aux progrès des connaissances.
D'Holbach, Système de la nature, 1770

Le raisonnement inductif
Le raisonnement inductif va du particulier au général. Il envisage un cas précis pour en tirer les implications à un niveau général.

Le raisonnement causal
Le raisonnement causal s'appuie sur les causes d'un fait, d'une situation, d'un phénomène pour en tirer des conséquences.
·                           La conséquence : l’homme est sociable ...
·               Les causes :  ... parce qu'il aime le bien-être et se plaît dans un état de sécurité
D'Holbach, De la politique naturelle, 1772

Le raisonnement analogique
Le raisonnement analogique établit un rapport inhabituel entre deux domaines et en montre les ressemblances. De ce rapprochement naît une conception nouvelle. Ce type de raisonnement s'appuie sur des images,des comparaisons.
            Mot signalant  l'analogie :      l’homme d'État regrette les hommes destinés à la guerre comme un propriétaire     regrette la terre employée à former le fossé qui est nécessaire pour conserver                     le champ.

Quesnay, article «Grains», Encyclopédie, 1769

Le raisonnement         par opposition
Le raisonnement par opposition confronte deux situations pour en faire ressortir les différences, les divergences.
Les deux termes          de l'opposition : jamais les triomphes les plus éclatants ne peuvent dédommager une nation de la perte d'une multitude de ses membres que la guerre sacrifie ; ses                 victoires même lui font des plaies profondes que la paix seule peut guérir.







Pour  réfléchir  au concept , au départ de projet, à nos objectifs…




Le Plus connu : le Brainstorming

Deux principes de base définissent le brainstorming : la suspension du jugement et la recherche la plus étendue possible.
Ces deux principes de base se traduisent par quatre règles10 :
  • ne pas critiquer,
  • se laisser aller (« freewheeling »),
  • rebondir (« hitchhike ») sur les idées exprimées,
  • et chercher à obtenir le plus grand nombre d'idées possibles sans imposer ses idées11.
Ainsi, les suggestions absurdes et fantaisistes sont admises durant la phase de production et de stimulation mutuelles. En effet, les participants ayant une certaine réserve peuvent alors être incités à s'exprimer, par la dynamique de la formule et les interventions de l'animateur.
C'est pour amener à cet accouchement en toute quiétude que l'absence de critique, la suggestion d'idées sans aucun fondement réaliste, et le rythme, sont des éléments vitaux pour la réussite du processus.

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Méthode dite de la « carte heuristique »

C’est une méthode de formalisation de la pensée, d’une façon ordonnée  et cohérente

Comme un programme d’ordinateur  ou une arborescence.

La carte heuristique a de nombreuses applications  potentielles dans des domaines personnels, éducatifs et professionnels. Ses possibilités incluent :



Pour réfléchir  au montage de l’équipe et à l’organisation par rapport au projet

QQOCCP

Le sigle QQOQCCP (pour « Qui fait quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Et pourquoi ? ») — également connu sous la variante mnémotechnique CQQCOQP — est un sigle résumant une méthode empirique de questionnement. Toute démarche d'analyse implique en effet une phase préalable de « questionnement systématique et exhaustif » dont la qualité conditionne celle de l'analyse proprement dite.
Ceci en vue de collecter les
données nécessaires et suffisantes pour dresser l'état des lieux et rendre compte d'une situation, d'un problème, d'un processus.

« Faire le tour » d'une question conduit à se poser et à répondre à une foule de questions, telles que : « Que fait-on ? Avec quoi le fait-on ? Qui est concerné ? Qui le fait ? Et pourquoi cette personne ? Où le fait-on ? Quand le fait-on ? Avec quelle quantité ? Combien ça coûte ? Comment le fait-on ? Pourquoi ? Pourquoi y a-t-il ce problème ? Pourquoi agit-on ainsi ? Pourquoi est-ce important ? Pourquoi est-ce situé ici ou là ? », etc.
D'où l'idée de résumer et d'ordonner ce questionnement – au premier abord désordonné parce que foisonnant en tous sens – en une liste méthodique et mnémotechnique :
Lettre
Question
Sous-questions
Exemples
Q
Qui ?
De qui, Avec qui, Pour qui…
Responsable, acteur, sujet, cible…
Q
Quoi ?
Quoi, Avec quoi, en relation avec quoi…
Outil, objet, résultat, objectif…
O
Où ?
Où, par où, vers où…
Lieu, service…
Q
Quand ?
tous les quand, à partir de quand, jusqu'à quand…
Dates, périodicité, durée…
C
Comment ?
de quelle façon, dans quelles conditions, par quel procédé…
Procédure, technique, action, moyens matériel…
C
Combien ?
Dans quelle mesure, valeurs en cause, à quelle dose…
Quantités, budget…
P
Pourquoi ?
Pour quoi ?
Cause, facteur déclenchant
Motif, finalité, objectif
Justification par les causes qui ont amené à… (la « raison » d'être, la croyance)
Justification par le souhait, l'ambition, la prévision…


Méthode du chemin critique

(application de la méthode pert)

C'est donc aussi, parmi les différents chemins constitués par les tâches (ordonnées selon la nécessité du projet), le (les) plus long(s) chemin(s) obtenu(s) ; il y a deux chemins critiques lorsque les deux listes de tâches correspondantes sont prévues demander la même durée.
C'est le cas dans l'exemple donné ci-contre, avec les deux chemins ADF (3+1+3 = 7 mois) et BC, 7 mois également.
L'activité E, qui n'est dans aucun des deux chemins critiques, est la seule tâche à ne pas être critique (et elle a donc une "marge totale" non nulle, ici 2 mois = 7 - 5 mois. Inversement toute tâche faisant partie d'un chemin critique est nécessairement critique, avec une "marge totale" de zéro : tout retard sur une de ces tâches se traduira par un retard pour le projet ("toutes choses étant égales par ailleurs", bien sûr, c'est-à-dire si les autres tâches ont la durée prévue, et non une durée inférieure).



Cette méthode permet de faire les choix pertinents :  le bon ordre des choses
Dans un monde parfait  il faudrait   pratiquer comme dans cette méthode…


Méthode des jalons

…Mais, il y a des contraintes qui viennent perturber notre monde parfait !
Complémentarité avec le réseau PERT et le graphe des potentiels
Le diagramme de Gantt complète l'information travaillée dans le diagramme PERT. Celui-ci permet d'analyser toutes les relations qui existent entre les activités, de dégager les séquences d'activités, d'identifier le chemin critique et les dates de début et de fin (au plus tôt et au plus tard) de chaque activité. Le diagramme de Gantt permet de choisir les dates qui seront effectivement retenues pour réaliser les activités et, éventuellement, de montrer les relations entre les activités et donc les incidences en termes de retard.
En d'autres termes, le PERT est un outil d'analyse alors que le Gantt est un outil de planification. Une différence essentielle entre les deux outils est aussi le lien qui existe entre la durée des tâches et l'espace utilisé pour les représenter dans les diagrammes. Dans un Gantt, l'espace est directement proportionnel à la durée alors que dans un PERT, la durée n'est pas gérée graphiquement, toutes les activités ayant la même taille dans le diagramme, qu'elle que soit leur durée. Ces différences font que le diagramme PERT est plus complexe à utiliser, car il est moins proche de la réalité.
Cette méthode permet de définir quel est le bon moment pour faire les choses  avec les alea du contexte



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